W.G. Sebald

C’est un 14 décembre, en 2001, que meurt l’immense écrivain allemand W. G. Sebald, dans un accident de voiture sur une route du comté de Norfolk en Angleterre.
Pressenti pour le prix Nobel de littérature, il disparait en laissant derrière lui une œuvre tout à fait singulière, où s’entrelacent mots et images pour évoquer un monde « d’après la catastrophe », sillonné par des « émigrants » qui, comme Sebald le voyageur, traversent l’espace et le temps comme des fantômes…

Road - Alan Parkinson - CC BY NC 2.0
Road – Alan Parkinson – CC BY NC 2.0

Vous trouverez à la bibliothèque Georges Brassens six titres de cet auteur :

  • Les émigrants (Actes Sud, 1999) : quatre portraits de personnages qui ont en commun l’exil. Peut-être l’œuvre la plus simple pour aborder l’univers de Sebald.
  • Vertiges (Actes Sud, 2002) : Entre Milan, Venise et Vérone, Sebald poursuit sa route au gré de ses lectures et de ses sentiments.
  • Austerlitz (Actes Sud, 2002) : la vie de Jacques Austerlitz, un homme hanté par une appréhension obscure, lancé dans la recherche de ses origines. Par ce portrait saisissant d’un émigrant déraciné, fragile, érudit et digne, l’auteur élève une sorte d’anti-monument à tous ceux qui, au cours de l’Histoire, se retrouvent pourchassés, déplacés, coupés de leurs racines – sans jamais en comprendre la raison ni le sens.
  • De la destruction comme élément de l’histoire naturelle (Actes Sud, 2004) : à travers ce texte magistral, W. G. Sebald révèle à quel point le bombardement massif, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, du sol allemand par les troupes alliées, est frappé de tabou au sein de la société et de la littérature allemandes.
  • L’archéologue de la mémoire : conversations avec W. G. Sebald (Actes Sud, 2009) : dans ces trois entretiens accordés peu avant sa mort à la radio américaine, W.G. Sebald (1944-2001) se livre et parle de son rapport à l’Allemagne, à la littérature mondiale et à la culture juive.
  • Les anneaux de Saturne (Actes Sud, 2012) : un homme voyage à pied. Il arpente le Suffolk, contrée faiblement peuplée de la Côte est de l’Angleterre. Le voyageur solitaire tombe sur les traces d’un passé tantôt glorieux, tantôt honteux, placé sous le signe de l’éternelle dévastation. Balade entre présent et passé, histoire humaine et histoire naturelle, rêve et réalité.

On peut aussi écouter gratuitement l’émission de France Culture « Une vie, une œuvre » du 29.09.2012 consacrée à W. G. Sebald.

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